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Laterne aus getriebenem Bronzeblech aus Grab 9.
Frührömische Zeit 2. Jahrzehnt v. Chr.
Nospelt-Kreckelbierg. Höhe: 25,5 cm.

Lanterne en tôle de bronze de la tombe 9.
Début de l'époque romaine 2e décennie av. J.-C.
Nospelt. Kreckelbierg. Hauteur: 25,5 cm.

Der Boden des zylindrischen Körpers besteht aus einer runden Blechplatte mit nach oben umgelegten Rand, an dessen Unterseite Kugeln angenietet sind. Durch eine runde Aussparung konnte man den Talgbrenner einführen. Er erinnert entfernt an ein Tintenfaß. Am oberen Abschluß von zwei am Bodenrand angebrachten seitlichen Blechstreben findet sich ein Blechstreifen, der dem unteren Rand in der Breite entspricht. In den so gebildeten Rahmen wurden zwei oder drei als Scheibe dienende, transluzide Hornplatten eingesetzt. Neben dem Leuchtkörper gehört zur Laterne der höhenverstellbare Deckel und die damit kombinierte, ebenfalls in der Höhe verstellbare Tragevorrichtung, welche an einer Bronzekette entlang geführt wird. Der kalottenförmige Deckel ist zur Halbkugel ausgeformt. Er ist mit ausgesägtem Pikmuster versehen, um sowohl Sauerstoff für die Flamme herein, als auch Abgase herauszulassen.

Die geschützte Flamme weist der Laterne eindeutig einen Einsatz außerhalb des Hauses zu. Genrefigurren des hellenistischen-römischenr Bereiches zeigen Laternen meist in Verbindung mit halb schlafenden Sklaven die auf die Rückkehr ihres Herrn von einem Besuch warten. Vor der Zeit öffentlicher Strassenbeleuchtung mussten Personen einer höheren Gesellschaftsschicht Laternen für nächtliche Gänge im Freien benutzen. Vielleicht ist diese Interpretation als Statussymbol und Inbegriff römischer Lebensart auch einer der Gründe für die schnelle Verbreitung der Laterne in den Oberschichten der gallischen Gesellschaft kurz nach der Eroberung Galliens in der 2. Hälfte des 1. Jh. v. Chr.

Diese seltene, wahrscheinlich in Italien hergestellte, vollständig erhaltene Bronzelaterne war ein ausgesprochenes Luxusobjekt in den Nordprovinzen der frühen Römischen Kaiserzeit. Lediglich fünf Lampen dieses Typs sind bisher aus dem römischen Reich bekannt geworden, davon zwei aus Luxemburg.

Es überrascht demnach nicht, die Laterne in dem reich ausgestatteten Grab 9 eines 50-60 jäbrigen Mannes vorzufinden. Es wurde 1969 in der Nekropole von Kreckelbierg in 1 km Entfernung der Gräber von Goeblingen- Nospelt von Pfarrer G. Kayser entdeckt. 1990-1993 wurden Nachgrabungen durch das Musée National d'Histoire et d'Art und die D'Georges Kayser Altertumsfuerscher vorgenommen Aus der ausgedehnten Nekropole liegen noch 2 weitere reich ausgestattete Adelsgräber aus frühtiberischer Zeit (Grab 1, 20 n. Chr.) und spätaugusteischer Zeit (Grab 28, um Christi Geburt) vor. Grab 9, das früheste des Friedhofs auf dem Kreckelbierg ist etwas später als die letzten von Goeblingen-Nospelt Scheierheck, und man wird sich fragen müssen, ob hier nicht Nachfahren oder Verwandte der dort bestatteten Treverer die letzte Ruhe gefunden haben.

Le fond du corps cylindrique consiste en une plaque ronde en tôle dont le bord est replié vers le haut. Des boules sont rivées au-dessous. Le brûleur pour le suif pouvait être introduit par une ouverture ronde. De loin il rappelle un encrier. A la limite supérieure de deux entretoises en tôle, fixées au fond, se trouve une bande en tôle dont les dimensions correspondent à la largeur du bord inférieur Le cadre ainsi formé accueillait deux ou trois plaques translucides en corne servant de vitre. Mis à part le corps éclairant, la lanterne comprenait aussi le couvercle. De plus, en combinaison avec ce dernier, le système de transport, réglable en hauteur, était guidé le long d'une chaîne en bronze. Le couvercle en calotte était en forme de demi-sphère. Il était pourvu d'un motif découpé en forme de trèfle pour l'alimentation en oxygène et pour l'élimination des gaz de combustion.

Cette lanterne en bronze, pièce rare et entièrement conservée fût probablement fabriquée en Italie et représentait un objet de luxe par excellence dans les provinces du nord du Haut-Empire. On ne connaît que cinq lampes de ce type provenant de l'empire romain, dont deux du Luxembourg.

La protection de la flamme destine la lanterne à un usage à l'extérieur des habitations. Des figures de genre hellénistique-romain représentent des lanternes le plus souvent en relation avec des esclaves à moitié endormis, qui attendent le retour de leur maître. Avant l'installation d'un éclairage public, les personnes d'une certaine couche sociale élevée devaient faire appel à des lanternes pour leurs déplacements dans l'obscurité. C'est peut-être cette interprétotion de symbole de "standing" et d'incarnation de la manière de vivre romaine qui fût une des raisons de la répartition rapide de cette lanterne parmi la société gauloise aisée peu de temps après la conquête de la Gaule dans la 2e moitié du premier siècle av. J.-C.

Il n'est donc pas surprenant de trouver cette lanterne dans la tombe 9 richement garnie d'un homme de 50 à 60 ans. La tombe fût découverte par l'abbé G. Kayser en 1969 dans la nécropole à incinération de Kreckelbierg, à 1 km de distance des tombes de Goeblange-Nospelt. Le Musée National d'Histoire et d'Art et les D'Georges Kayser Altertumsfuerscher entreprirent des fouilles complémentaires entre 1990 et 1993 La nécropole étendue contenait encore 2 autres tombes de nobles richement dotées de l'époque tibérienne (tombe 1, 20 ap. J -C.) et de l'époque augustéenne tardive (tombe 28, vers le début de notre ère). La tombe 9, la plus ancienne de la nécropole du Kreckelbierg, est postérieure aux dernières de Goeblange-Nospelt Scheierheck, et on devra se poser la question si ce ne sont pas les descendants des trévires inhumés à Scheierheck qui auraient trouvé leur dernière demeure ou Kreckelbierg.